Introduction

Au Cameroun, la structure du gouvernement comporte :

- Un Premier ministre ;

- Des vice-Premier ministre (le cas échéant) ;

- Des ministres d’Etat (le cas échéant);

- Des ministres ;

- Des ministres délégués ; et

- Des secrétaires d’Etat.

Au fil des années, se sont ajoutées des postes particuliers comme des vice-Premiers ministres et des ministres chargés de mission.

Le Premier ministre est le chef du gouvernement. D’un point de vue hiérarchique, il est au-dessus des autres ministres. D’ailleurs, il est constitutionnellement prévu que les ministres soient nommés par le président de la République sur proposition du premier ministre.

Les ministres sont à la tête de départements ministériels. Ils gèrent chacun un budget, signent des décisions et arrêtés régissant le fonctionnement de leur ministère. Les ministres peuvent être assistés dans leurs fonctions de ministres délégués ou de secrétaires d’Etat.

Certains ministres délégués ne sont cependant sous l’autorité d’aucun ministre, mais dépendent directement de la présidence de la République. Les ministres chargés de mission aussi dépendent de la présidence de la République.

Quid de l’appellation «Ministre d’Etat» , vice-Premier ministre ? C’est davantage un titre honorifique qui influence l’ordre protocolaire lors des cérémonies (Ordre d’arrivée, disposition autour des tables, prise de parole, etc).

Par-dessus les dispositions légales supra, il est loisible d’observer l’autorité directe du président de la République sur les ministres et assimilés, qui laisse croire qu’il est seul à décider qui dispose de quel pouvoir et à quel moment.

Les mouvements ministériels du renouveau

De prime abord, il convient de noter que les mouvements ministériels sous le «Renouveau» épousent généralement deux (02) contours :

- Les réorganisations qui affectent les institutions (dénomination et champ de compétence) ; et

- Les remaniements qui procèdent de simples mutations / affectations de chefs de départements ministériels.

Cette précision faite, on observe que, de 1982 à 2015, Paul Biya a effectué en tout trente-quatre (32) mouvements ministériels, soit dix-sept (17) remaniements simples, seize (15) remaniements couplés aux réorganisations légères ou profondes.

Le décret du 25 novembre 1992 échappe totalement à cette catégorisation puisqu'il ne faisait que confirmer le premier ministre de l’époque (Simon Achidi Achu) à son poste.